Buccellati Joailler, de Mario à Lucrezia… un siècle, quatre générations.

La griffe milanaise au style flamboyant puise ses influences dans les canons esthétiques de l'histoire de l'art italien depuis l'empire romain. Les perles baroques,  les pierres précieuses sur des montures ciselées, l'or travaillé comme de la dentelle… signent les créations Buccellati depuis le début du siècle dernier. Cent ans après, la marque est plus que jamais présente et reconnue dans le monde du luxe. Avec aujourd’hui à sa tête, Lucrezia, représentante de la quatrième génération.

Mario Buccellati, premier de la dynastie

L'histoire de Buccellati commence à Milan avec le XXe siècle. Comme ses ancêtres avant lui, le jeune Mario pourrait perpétuer l'art de l'orfèvrerie de l'atelier familial, travaillant à façon pour des marchands italiens. Il y a commencé son apprentissage à l'âge de 12 ans, et se sent une âme de créateur. Au point qu'en 1919, il ouvre une boutique à son nom, Largo Santa Margherita. À deux pas de la Scala et de la galerie Vittorio Emanuele II, Mario Buccellati a choisi le Milan chic, où ses bijoux sophistiqués rencontrent un succès immédiat. Les familles royales d'Italie, de Belgique, d'Égypte et d'Espagne apprécient l'opulence de la mise en scène des pierres précieuses grâce au travail de gravure réalisé sur les montures. Buccellati s'inscrit alors à contre-courant de la sobriété du style Art déco qui prévaut.  

Par le jeu des outils d'orfèvre, l'or se pare de merveilleux effets matières, dont le rigato qui va devenir l'une des signatures de la maison avec son effet satiné obtenu grâce à une multitude de lignes parallèles.

La consécration internationale en même temps que l’intégration du fils Gianmaria

Avec le succès, deux autres boutiques ouvrent à Rome et à Florence, puis en 1951 à New York. C'est la consécration, d'autant que quatre des cinq fils de Mario travaillent désormais avec leur père. Le plus créatif d'entre eux, Gianmaria, se met à son tour à créer de nouveaux bijoux, plus exubérants encore. La relève est donc assurée lorsque Mario disparaît en 1967, et la philosophie de la maison perdure : le travail est toujours effectué par des artisans dans l'un des cinquante ateliers qui travaillent pour elle.

Avec Andrea, la relève Buccellati se perpétue de père en fils

En 1978, Andrea, fils de Gianmaria rejoint à son tour l'aventure de la création. Il n'a que 20 ans mais pour lui, c'est une évidence. Comme avant lui son père et son grand-père, le troisième directeur artistique perpétue la légende. Une boutique ouvre à Paris, place Vendôme, en 1979, après Hong Kong, Tokyo et Monaco. À cette époque d'ailleurs, le style dentelle commence à faire école, mais la griffe milanaise ne déroge pas à sa ligne de conduite du fait-main dans les règles de l'art. Gianmaria prend sa retraite en 2012 tandis que sa petite-fille Lucrezia rêve à son tour de réinventer le style Buccellati.

Lucrezia marque l’intégration de la première femme dans l’histoire familiale

À New York, Lucrezia imagine une nouvelle ligne de bagues de fiançailles. Les diamants de la ligne Romanza se marient avec bonheur à l'or ciselé et aux ornements signatures de la griffe. Comme ses pairs avant elle, la représentante de la quatrième génération ne s'est jamais vue à une autre place. Le 12 mars 2015, la boutique de New York rouvre sur Madisson Avenue, sur cinq niveaux, plus luxueuse encore. À cette occasion, Andrea et Lucrezia conçoivent cinq bijoux d'exception, des pièces uniques, inspirées de tableaux choisis par David Wildenstein, époux de Lucrezia dans la collection familiale. Depuis toujours, deux générations de Buccellati ont travaillé ensemble. De cette façon, le style évolue en douceur tout en perpétuant et préservant l’identité unique de la griffe.