Par Anne Diradourian
Décider vite, arbitrer juste, tenir la barre, Jean Boutoille connaît cette ligne de crête. Banquier depuis plus de
vingt ans au Crédit Agricole Nord de France, et ancien dirigeant lui-même, il porte une conviction forgée sur
le terrain : l’entreprise et celui qui la dirige ne peuvent plus être accompagnés séparément. Avec la Banque des
Entreprises et du Dirigeant, il propose une autre façon de penser la relation bancaire.
Entreprendre dans un monde instable impose des décisions rapides. Le dirigeant
avance seul, tenu de faire les bons arbitrages, au bon moment, sans perdre le
cap. De cette réalité est née, début février, la Banque des Entreprises et du
Dirigeant du Crédit Agricole Nord de France. Pas une marque de plus, plutôt
l’évolution profonde de la relation entre la banque et les entrepreneurs du
territoire. « Nous ne cherchons pas à faire différent pour faire différent, mais
à être plus utiles, plus justes dans notre accompagnement », résume Jean
Boutoille, directeur des marchés Entreprises, Gestion de Fortune et Filière
immobilière. Banquier depuis vingt ans au Crédit Agricole Nord de France,
il connaît le territoire… et l’autre côté du miroir.
Avoir été dirigeant change tout…
En 2016, il quitte la banque pour diriger Square Habitat, PME de 600
collaborateurs, filiale du Crédit Agricole Nord de France. Huit années dans
la réalité d’un dirigeant : la solitude de la décision, la pression permanente,
l’anticipation devenue essentielle dans un environnement en mutation
constante. « Avant, être un bon dirigeant suffisait. Aujourd’hui, il faut être
excellent, agile, capable d’entraîner ses équipes dans une transformation
continue, sans renoncer à l’équilibre de vie » confie-t-il. Une lucidité forgée
par l’expérience, nourrie par le terrain. Lorsqu’il revient à la banque, en
2024, sa vision s’impose. L’accompagnement des entreprises ne peut plus
être fragmenté. Les enjeux économiques, patrimoniaux, immobiliers ou
internationaux se croisent et doivent être abordés ensemble.
Neuf expertises, un point d’entrée
La Banque des Entreprises et du Dirigeant repose sur une organisation lisible :
neuf expertises structurées autour d’un point d’entrée unique. L’objectif est de
mobiliser la bonne compétence au bon moment, en fonction des phases de vie
de l’entreprise. « Nous avons près de quarante solutions. Notre rôle n’est pas de
les empiler, mais de les orchestrer intelligemment », souligne Jean Boutoille.
Derrière le nom, un travail de fond, rendre simple ce qui, par nature, ne l’est
pas. Le Crédit Agricole Nord de France revendique une approche résolument
relationnelle. Ici, la proximité n’est pas un slogan. Le territoire est clairement
circonscrit, assumé, et le restera. « Nous sommes des acteurs de place. Dans
vingt ans, nous serons toujours là. Notre développement est directement lié
à celui du territoire », insiste-t-il. Cette vision s’étend également en Belgique,
avec une activité en cours de déploiement portée par l’acquisition de Degroof
Petercam. Une réponse concrète aux dirigeants belges qui investissent
dans les Hauts-de-France et attendent un accompagnement à la hauteur
de leurs projets.
Un supplément d’âme
Banque d’expertise, la Banque des Entreprises et du Dirigeant revendique
aussi un supplément d’âme : une volonté assumée de casser les codes, d’être
sérieuse sans se prendre trop au sérieux. « Le monde est anxiogène. Nous
accompagnons des projets exigeants, parfois complexes, mais tellement
passionnants. Il faut que cela reste plaisant », sourit Jean Boutoille. Créer de
la simplicité, de la confiance, du plaisir même, dans la relation bancaire : voilà
ce qui distingue cette nouvelle banque. Une banque pensée non pas pour
les dirigeants, mais avec eux. Et surtout, une banque qui n’oublie jamais que
derrière chaque entreprise, il y a un être humain qui décide, doute… et avance.
