The brando***** Le paradis de Marlon

C’est en 1960, lors du tournage des “Révoltés du Bounty” que Marlon Brando posa le pied sur Tetiaroa en Polynésie Française. Il tomba immédiatement amoureux de cette île et de celle qui allait devenir la femme de sa vie, Tarita, l’héroïne du film. C’est en 1967 dans ce royaume de la nature qu’il s’installa. En 1999, il s’adressa à Richard Bailey, président de Pacific Beachcomber avec qui il partageait le but de créer le premier complexe hôtelier au monde à empreinte carbone zéro. Le Brando est l’héritage de cette vision commune.

Tetiaroa, L’île enchanteresse

Tetiaroa est frangée de cocotiers, de plages paradisiaques et d’îlots à la forêt primaire. Peuplée d’espèces rares, d’un massif coralien exceptionnel, de raies aigle aux poissons perroquets, de requins citrons aux tortues qui viennent déposer par centaines leurs œufs pendant la saison des pontes, Tetiaroa est aussi un joyau de quatre kilomètres de large, que se partagent les résidents privilégiés des 35 villas de l’îlot principal, Onetahi. Des villas de 96 à 246 m2 chacune, bordant le lagon et dont les parois de bois et les toits recouverts de feuilles de pandanus viennent trancher avec les lignes pures, le petit salon multimédia et la domotique experte.

Un hôtel visionnaire

Gardien d’une promesse (que les Polynésiens puissent transmettre ce patrimoine aux générations futures) faite par Richard Bailey à Marlon Brando et voulant donner l’exemple pour le reste du monde en matière de luxe durable, The Brando a fait de ses valeurs une priorité. Sa différence ? Préserver l’atoll dans son état originel. Pour cela, l’ensemble de l’aménagement, des matériaux et des prestations a été envisagé de manière « raisonnée » mais surtout, les énergies renouvelables utilisées, panneaux solaires (près de 4000 panneaux couvrent 70 % des besoins) et biocarburants (un générateur fonctionne à l’huile de noix de coco) ont conduit l’hôtel à être pratiquement autonome sur le plan énergétique et à réduire son empreinte carbone à zéro. L’hôtel est également l’un des seuls au monde à utiliser la technologie du SWAC (see water air conditioning), qui consiste à récupérer l’eau de mer des profondeurs (930 mètres sous le niveau de l’océan) pour refroidir le système de climatisation. Sachant qu’en Polynésie, les hôtels consacrent en moyenne 60 % de leur consommation d’énergie à cet effet…

Lifestyle et responsable

Le fonctionnement tout entier de l’hôtel s’inscrit d’ailleurs dans une logique durable : vélos et voiturettes électriques, eau désalinisée dans les salles de bain, même les crèmes solaires sans produits chimiques sont gracieusement offertes (et recommandées) à l’arrivée pour éviter de polluer cette piscine naturelle… Qu’il s’agisse du jardin botanique ou du potager, l’irrigation a été pensée pour éliminer le gaspillage. Enfin, un programme important de compostage des déchets a été mis en place. Résultat, le restaurant propose aujourd’hui le fruit d’une belle variété de cultures, qui n’a subi aucun transport : papayes, bananes, citrons, grenades, tomates, haricots, aubergines, courgettes, oignons, navets, basilic… Du miel ? Aussi. The Brando peut se targuer de produire l’un des meilleurs du monde, puisqu’il est élaboré à partir de fleur de cocotier et d’autres espèces endémiques de l’atoll, qui lui confèrent cet arôme très délicat. Une cinquantaine de ruches sont réparties sur trois motu et produisent en tout 300 kilos de miel chaque mois. Guy Martin, qui signe la carte des Mutinés by Guy Martin, en rapporte à chaque voyage pour sa table étoilée parisienne, Le Grand Véfour.

Une cuisine sous influences

Qu’il s’agisse du Beachcomber Café, la table « les pieds dans le sable » ou de la table Les Mutinés by Guy Martin, le restaurant gastronomique signé du Chef étoilé, The Brando privilégie l’intimité pour mieux savourer l’excellence. On commence par profiter du coucher du soleil, perché dans l’un des petits salons panoramiques du Te Manu Bar, avec une vue imprenable sur le lagon, avant de poursuivre la soirée parmi les 20 couverts dressés dans le décor intimiste d’une pirogue inversée. Les Mutinés by Guy Martin, c’est le souffle gastronomique des Jardins du Palais-Royal sur la pêche locale. Le mahi-mahi, la salade de crabe… n’éclipsent pas pour autant les plats-signatures du Grand Véfour. Les soirs plus informels, on s’installe près du lagon et là, c’est une cuisine Guy Martin fusion qui fait écho au mana ambiant du Beachcomber Café. En journée, c’est le Bob’s Bar qui joue les bars de plage près de la piscine à débordement et rend hommage au passage à l’assistant de Marlon Brando, présent sur tout ses films. Une première ? Le Chef du bistrot végétalien révolutionnaire « Invitation V » à Montréal, a imaginé un menu vegan dédié à Tetiaroa. Le Chef Kelvin Au-Ieong a puisé son inspiration dans ses voyages et surtout dans le potager bio de The Brando pour réconcilier plaisir et végétal.

Le Varua te Ora Polynesian Spa

Parce que la beauté et le bien-être sont profondément ancrés dans la culture polynésienne, Varua Te Ora (L’Ame) Polynesian Spa est ici une destination à part entière. Conçu comme un havre naturel de 2000 m2. C’est ici, au milieu d’un tableau de lotus endormis et d’un sanctuaire de pandanus centenaires que le Fare Manu (La Maison des Oiseaux) apparaît… sorte de cocon perché entre ciel et terre, à 6 mètres du sol. On y vient à deux, prendre de la hauteur et surtout, découvrir l’art du massage « Taurumi », traditionnel, profond, inspiré de la pratique thérapeutique et spirituelle qui entretient et rétablit chez les Polynésiens l’harmonie interne et équilibre leur rapport aux autres. Cet établissement ultra luxueux, s’est vu décerner la prestigieuse certification LEED Platine en réponse aux différents efforts de protection de l’environnement et aux initiatives de développement durable réalisées. Il a également été élu « meilleur resort au monde » par le Condé Nast Traveller’s 2016 «Reader’s Choice Awards » !

Motus : Petits îlots formés sur la barrière de corail entourant le lagon. Ainsi cette barrière de corail est constituée d'une succession de parties terrestres avec végétation (les Motus) et de bras de mer immergés à haute mer (les hoa)TETOAROA. Il y a des motus pratiquement autour de chaque île et atoll. Les Motus sont de véritables petits joyaux et abritent en général les plus belles plages. Le lagon y a en effet lentement accumulé du sable très fin en l'entourant d'un platier de un ou deux mètres de profondeur (plateau de sable sous-marin), au dessus duquel l'eau devient translucide. Mêmes si certaines plages sont également très belles sur les îles elles mêmes (Moorea par exemple), il est vrai qu'il leur est souvent difficile de rivaliser avec les plages des Motus.

Indiscrétion… L’ancien président américain Barak Obama a choisi l’environnement parfait du mythique hôtel The Brando, pour se reposer, se détendre et achever l’écriture de ses mémoires.